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Journal · 24 juillet 2026 · 10 min de lecture

Phrases japonaises utiles en voyage : le kit de survie pour se débrouiller

Saluer, commander au restaurant, payer, demander son chemin, réagir en cas d'urgence : les phrases japonaises vraiment utiles, en romaji avec leur sens et le moment où les employer, plus les niveaux de politesse et les meilleures applis de traduction.

Saluer et remercier en japonais : les mots de base

Bonne nouvelle pour les francophones : la prononciation japonaise est régulière. Les voyelles se prononcent comme en espagnol ou en italien (le « u » se dit « ou », le « e » se dit « é »), et chaque syllabe compte à peu près pour un temps. Un trait sur une voyelle (ō, ū) indique simplement qu'on l'allonge.

Les salutations du quotidien :

  • Ohayō gozaimasu : bonjour, le matin, jusqu'à 10 h ou 11 h environ.
  • Konnichiwa : bonjour, dans la journée. Plutôt utilisé avec des inconnus qu'entre collègues.
  • Konbanwa : bonsoir, en arrivant le soir dans un restaurant ou un hôtel.
  • Oyasumi nasai : bonne nuit, en se quittant le soir.
  • Hajimemashite : enchanté, lors d'une première rencontre.
  • Dōzo yoroshiku onegai shimasu : ravi de faire votre connaissance, je compte sur vous ; la phrase rituelle après s'être présenté.

Les mots de politesse, ceux que l'on utilise vraiment vingt fois par jour :

  • Arigatō gozaimasu : merci (forme polie). « Dōmo » seul est un merci rapide, pour un serveur ou un chauffeur.
  • Sumimasen : excusez-moi, pardon, et aussi merci quand quelqu'un s'est donné du mal. C'est aussi le mot pour appeler un serveur.
  • Onegai shimasu : s'il vous plaît, quand on demande quelque chose.
  • Dōzo : je vous en prie, allez-y, quand on cède le passage ou qu'on tend un objet.
  • Hai / iie : oui / non. Attention, « hai » signifie souvent « je vous écoute » plutôt que « d'accord ».
  • Daijōbu desu : ça va, c'est bon, non merci ; très pratique pour refuser poliment un sac ou une aide.

En revanche, oubliez « sayōnara », qui sonne comme un adieu définitif. Pour prendre congé, un « arigatō gozaimashita » (merci pour tout) ou un « shitsurei shimasu » en quittant un bureau est plus naturel.

Les niveaux de politesse en japonais : ce qu'un voyageur doit savoir

Le japonais adapte ses formes verbales à la relation entre les personnes. On distingue en gros trois niveaux :

  • la forme familière (futsūgo), entre amis, en famille, entre collègues proches : « arigatō », « iku » (j'y vais) ;
  • la forme polie (teineigo), reconnaissable aux terminaisons -desu et -masu : « arigatō gozaimasu », « ikimasu » ;
  • la langue honorifique (keigo), qui élève l'autre (sonkeigo) ou abaisse humblement celui qui parle (kenjōgo).

Pour un voyageur, la règle est simple : utilisez la forme polie en -desu / -masu partout. Elle ne vexera jamais personne. Le keigo, c'est ce que vous entendrez dans la bouche du personnel des hôtels, des grands magasins et des trains : « irasshaimase » (bienvenue), « shōshō omachi kudasai » (veuillez patienter un instant), « kashikomarimashita » (bien compris). Il n'appelle pas de réponse particulière : un sourire et un « hai » suffisent. On ne répond pas non plus à « irasshaimase » : c'est un accueil, pas une question.

Quelques autres repères :

  • on appelle les gens par leur nom de famille suivi de -san ; jamais « -san » pour soi-même ;
  • on évite « anata » (vous, tu), qui peut sonner abrupt : on répète plutôt le nom de la personne ;
  • dans le contexte professionnel, la carte de visite et la fonction comptent : un « buchō » (directeur de département) ou un « shachō » (président) est souvent désigné par son titre ;
  • les Japonais apprécient énormément l'effort : même mal prononcée, une phrase en japonais déclenche souvent un sourire et un « nihongo jōzu desu ne ! » (vous parlez bien japonais !), à prendre comme une gentillesse plus que comme un diplôme.

Au restaurant : commander, poser une question, payer

Les restaurants japonais suivent un scénario très régulier. En entrant, on vous accueille d'un « irasshaimase ! » et l'on vous demande « nan-mei sama desu ka ? » (combien de personnes ?).

À l'arrivée :

  • Hitori desu / futari desu / sannin desu : je suis seul / nous sommes deux / trois. On peut aussi montrer le nombre avec les doigts.
  • Yoyaku shite imasu, [nom] desu : j'ai réservé, au nom de…
  • Eigo no menyū wa arimasu ka ? : avez-vous un menu en anglais ?

Pour commander :

  • Sumimasen ! : pour appeler le serveur, à voix normale, ou via le bouton d'appel sur la table.
  • Kore o kudasai : ceci, s'il vous plaît, en montrant le menu ou la photo.
  • Kore o futatsu kudasai : deux comme ça, s'il vous plaît (hitotsu, futatsu, mittsu : un, deux, trois).
  • Osusume wa nan desu ka ? : que recommandez-vous ?
  • Mizu o kudasai : de l'eau, s'il vous plaît (en général gratuite).
  • Nama biiru : bière pression, la commande la plus fréquente pour démarrer.

Régimes et allergies, à préparer par écrit si c'est important :

  • [aliment] arerugī ga arimasu : je suis allergique à… (ebi, crevettes ; kani, crabe ; komugi, blé ; tamago, œuf ; nyūseihin, produits laitiers ; pīnattsu, arachides).
  • Niku o tabemasen : je ne mange pas de viande. Attention, le bouillon dashi contient souvent du poisson : précisez dashi mo dame desu si besoin.

Pendant et après le repas :

  • Itadakimasu : avant de manger.
  • Kanpai ! : santé !
  • Oishii desu : c'est délicieux ; un compliment toujours bienvenu.
  • Okaikei onegai shimasu : l'addition, s'il vous plaît. On peut aussi croiser les index en X.
  • Betsubetsu de ii desu ka ? : peut-on payer séparément ? Souvent refusé aux heures d'affluence.
  • Gochisōsama deshita : merci pour le repas, en partant.
Devanture d'un restaurant de sushis de Tsukiji avec menus illustrés et panneaux en japonais
Devanture d'un restaurant de sushis de Tsukiji avec menus illustrés et panneaux en japonais · © Markus Winkler / Pexels · Pexels License

Shopping et paiement : demander un prix, la détaxe, un sac

Dans les magasins, le vendeur parle souvent un peu d'anglais dans les grandes enseignes, rarement dans les petites boutiques. Ces phrases couvrent l'essentiel :

  • Ikura desu ka ? : combien ça coûte ?
  • Kore wa arimasu ka ? : avez-vous ceci ? (en montrant une photo sur son téléphone)
  • Miteru dake desu : je regarde seulement ; utile quand un vendeur vous suit.
  • Shichaku shite mo ii desu ka ? : puis-je l'essayer ?
  • Motto ōkii / chiisai saizu wa arimasu ka ? : avez-vous une taille plus grande / plus petite ?
  • Kādo wa tsukaemasu ka ? : acceptez-vous la carte ? La plupart des commerces la prennent désormais, mais petits restaurants, temples et marchés restent souvent en espèces.
  • Genkin de : en espèces.
  • Fukuro wa irimasen : je n'ai pas besoin de sac. Les sacs plastiques sont payants depuis 2020, quelques yens.
  • Menzei dekimasu ka ? : la détaxe est-elle possible ?
  • Ryōshūsho o kudasai : un reçu, s'il vous plaît ; indispensable pour une note de frais.

À la caisse, on pose l'argent ou la carte dans le petit plateau (karuton) plutôt que de le tendre de la main à la main. Le rendu de monnaie se fait aussi dans le plateau ou dans votre main, billets d'abord.

Côté détaxe, les règles changent : le Japon prévoit de passer en novembre 2026 à un système de remboursement à la sortie du territoire, à la place de l'achat directement hors taxe en magasin. Gardez votre passeport sur vous et vérifiez la procédure en vigueur au moment de votre voyage.

Brochettes de wagyu et de bœuf de Kobe sur un étal de marché, avec étiquettes de prix en japonais et en anglais
Brochettes de wagyu et de bœuf de Kobe sur un étal de marché, avec étiquettes de prix en japonais et en anglais · © Emanuele Ricciardi / Pexels · Pexels License

Demander son chemin et se déplacer en japonais

Les gares japonaises sont bien signalées en anglais, mais les sorties, les correspondances et les taxis réservent des surprises. Les phrases à garder sous la main :

  • [lieu] wa doko desu ka ? : où est… ? Avec eki (gare), toire (toilettes), kaisatsu (portiques), [nom] hoteru.
  • Koko wa doko desu ka ? : où sommes-nous ? (en montrant la carte sur le téléphone)
  • Aruite nan-pun desu ka ? : combien de minutes à pied ?
  • Kono densha wa [Kyōto] ni tomarimasu ka ? : ce train s'arrête-t-il à Kyoto ?
  • Nan-ban sen desu ka ? : quel quai ? (sen : voie)
  • [nom] guchi wa doko desu ka ? : où est la sortie… ? Les grandes gares ont des sorties nord (kita-guchi), sud (minami-guchi), est (higashi-guchi) et ouest (nishi-guchi), parfois à 10 minutes les unes des autres.
  • Michi ni mayoimashita : je suis perdu.

Les réponses que vous entendrez : migi (droite), hidari (gauche), massugu (tout droit), chikai (près), tōi (loin), tsugi no shingō (le prochain feu).

En taxi :

  • [adresse] made onegai shimasu : jusqu'à…, s'il vous plaît. Montrer l'adresse écrite en japonais est bien plus fiable que la prononcer.
  • Koko de ii desu : ici, c'est parfait (pour s'arrêter).
  • Toranku o akete kudasai : pouvez-vous ouvrir le coffre ?

La portière arrière gauche s'ouvre et se ferme automatiquement : on ne la claque pas. Et en cas de doute dans une gare, le personnel en uniforme et les bureaux d'information touristique avec le logo « i » sont toujours la meilleure option.

Panneaux jaunes de sortie et d'ascenseur en japonais et en anglais dans une station de métro d'Osaka
Panneaux jaunes de sortie et d'ascenseur en japonais et en anglais dans une station de métro d'Osaka · © Pete Miller Portraits / Pexels · Pexels License

Urgences et santé : les phrases et numéros à connaître

On espère ne jamais s'en servir, mais ces phrases doivent figurer sur la carte de chaque participant.

Les numéros :

  • 110 : police (keisatsu).
  • 119 : pompiers et ambulance (kyūkyūsha). L'opérateur demande d'abord « kaji desu ka, kyūkyū desu ka ? » : incendie ou urgence médicale ?
  • 050-3816-2787 : Japan Visitor Hotline de l'office national du tourisme (JNTO), 24 h/24, en anglais, chinois et coréen, pour les accidents, malades ou catastrophes naturelles.

Les phrases :

  • Tasukete ! : à l'aide !
  • Kyūkyūsha o yonde kudasai : appelez une ambulance, s'il vous plaît.
  • Keisatsu o yonde kudasai : appelez la police.
  • Byōin wa doko desu ka ? : où est l'hôpital ?
  • Kibun ga warui desu : je ne me sens pas bien.
  • [partie du corps] ga itai desu : j'ai mal à… (atama, la tête ; onaka, le ventre ; mune, la poitrine).
  • Eigo o hanaseru hito wa imasu ka ? : y a-t-il quelqu'un qui parle anglais ?
  • Pasupōto o nakushimashita : j'ai perdu mon passeport.
  • Saifu o nusumaremashita : on m'a volé mon portefeuille.
  • Jishin desu ka ? : est-ce un tremblement de terre ?

Pour les petits soucis, les pharmacies (yakkyoku ou doraggu sutoa) vendent la plupart des médicaments courants ; montrer la notice ou le nom du principe actif aide beaucoup. Pour les objets perdus, le Japon reste un pays où l'on récupère très souvent son bien : le kōban (poste de police de quartier) le plus proche est le premier réflexe.

L'application officielle Safety tips, éditée par la JNTO, envoie des alertes en anglais en cas de séisme, de tsunami ou d'alerte météo, avec des phrases traduites pour demander de l'aide. Elle mérite d'être installée avant le départ.

Applications de traduction et phrases pour un groupe : la bonne méthode

Les applis de traduction ont changé la vie des voyageurs au Japon. Les plus utiles :

  • Google Traduction : le mode caméra traduit instantanément menus, panneaux et notices ; le mode conversation fonctionne bien pour des échanges simples. Téléchargez le pack japonais hors ligne avant de partir.
  • VoiceTra : application gratuite développée par le NICT, un institut de recherche public japonais, conçue pour la traduction vocale avec les voyageurs ; beaucoup de policiers, de chauffeurs et d'employés de gare l'utilisent.
  • DeepL : excellent pour traduire un message écrit plus long, un courriel ou une demande spécifique à un restaurant.

Pour qu'une traduction automatique soit comprise, quelques règles : des phrases courtes, un seul message par phrase, pas d'expression idiomatique ni d'ironie, et toujours vérifier en relisant la traduction retour. Montrer l'écran est souvent plus efficace que faire parler l'appli à voix haute.

Pour un groupe, la méthode qui fonctionne est volontairement simple :

  • une carte de poche au format carte de crédit, avec une quinzaine de phrases clés, l'adresse de l'hôtel en japonais, le numéro du guide et les numéros d'urgence ;
  • les allergies et régimes de chaque participant traduits à l'avance et transmis aux restaurants, plutôt que gérés à table ;
  • une mini-leçon de cinq minutes dans l'autocar le premier jour : arigatō gozaimasu, sumimasen, onegai shimasu, oishii, kanpai. Les participants les réutilisent tout le séjour, et le personnel japonais l'apprécie visiblement ;
  • un guide ou un accompagnateur japonophone pour tout ce qui sort de l'ordinaire.

C'est l'approche que nous appliquons chez SHINOGI DMC : la carte est intégrée au carnet de voyage, et nos guides se chargent du reste.

Questions fréquentes

Comment dit-on merci en japonais ?

« Arigatō gozaimasu » est la forme polie, utilisable partout. « Dōmo » ou « dōmo arigatō » sont des variantes plus rapides. Après un service rendu, « arigatō gozaimashita » (au passé) est courant.

Que veut dire « sumimasen » ?

C'est à la fois « excusez-moi », « pardon » et un « merci » quand quelqu'un s'est donné du mal pour vous. C'est aussi le mot pour appeler un serveur ou attirer l'attention de quelqu'un.

Peut-on voyager au Japon sans parler japonais ?

Oui. Les transports, les grands hôtels et les sites touristiques sont signalés en anglais, et les applis de traduction couvrent la plupart des situations. Quelques phrases de politesse et une adresse écrite en japonais facilitent toutefois beaucoup le quotidien.

Quel est le numéro d'urgence au Japon ?

110 pour la police, 119 pour les pompiers et l'ambulance. La Japan Visitor Hotline de la JNTO (050-3816-2787) répond 24 h/24 en anglais pour les visiteurs.

Quelle est la meilleure application de traduction pour le Japon ?

Google Traduction pour le mode caméra (menus, panneaux) et la conversation, VoiceTra (gratuite, développée par l'institut public NICT) pour la traduction vocale, et DeepL pour les messages écrits plus longs.

Comment demander l'addition au restaurant en japonais ?

« Okaikei onegai shimasu ». On peut aussi croiser les index en forme de X en regardant le serveur. Dans beaucoup de restaurants, on paie à la caisse près de l'entrée.

Rédaction SHINOGI DMC · Mis à jour

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