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Journal · 29 août 2026 · 12 min de lecture

Excursion à Uji : Byodo-in, maisons de thé, champs de thé et matcha

Uji, à 20 minutes de Kyoto, réunit le Byodo-in et son pavillon du Phénix, les plus anciennes maisons de thé du Japon et les champs de thé du sud de Kyoto. Accès, horaires, prix 2026, cérémonie du thé et conseils pour y venir en groupe.

Uji en une journée : pourquoi y aller et comment s'y rendre depuis Kyoto

Uji est une petite ville au sud de Kyoto, posée sur une rivière rapide entre des collines boisées. Elle doit sa réputation à deux choses : le Byodo-in, temple dont le pavillon du Phénix figure sur la pièce de 10 ¥, et le thé. Depuis le XIIIe siècle, on y cultive les théiers qui donnent les meilleurs matcha et gyokuro du Japon, et les marchands de thé y tiennent boutique depuis des siècles.

C'est une excursion idéale pour une demi-journée ou une journée calme, après plusieurs jours intenses à Kyoto. Tout se fait à pied, dans un périmètre d'environ 1,5 km entre la gare et la rivière.

Accès depuis Kyoto :

  • JR ligne Nara depuis la gare de Kyoto jusqu'à la gare JR d'Uji : environ 17 minutes en rapide (Miyakoji), 30 minutes en omnibus. Le Japan Rail Pass est valable. C'est le plus simple depuis le quartier de la gare.
  • Keihan depuis Gion-Shijo ou Sanjo : ligne principale jusqu'à Chushojima, puis ligne Uji jusqu'au terminus, environ 35 à 40 minutes. Pratique si l'on loge à Gion ou Higashiyama ; la gare Keihan d'Uji est juste au bord de la rivière, de l'autre côté.
  • Depuis Nara : JR ligne Nara dans l'autre sens, environ 30 à 40 minutes. On peut donc combiner Nara et Uji sur la même journée.

Combiner Uji : la ligne JR Nara passe par Inari. Une formule classique consiste à faire Fushimi Inari tôt le matin, puis à continuer vers Uji en 15 minutes pour le reste de la journée. Le quartier des brasseries de saké de Fushimi, sur la ligne Keihan, se combine aussi facilement l'après-midi.

Itinéraire conseillé :

  • 9 h : arrivée à la gare JR d'Uji, petite marche jusqu'à la rue commerçante Byodo-in Omotesando.
  • 9 h 15 – 11 h : Byodo-in, avec la visite intérieure du pavillon du Phénix.
  • 11 h – 12 h : rues du thé, dégustation et achats.
  • 12 h – 13 h : déjeuner (soba au thé vert, plats au tofu ou au matcha).
  • 13 h – 14 h 30 : île Tachibana, sanctuaires Uji et Ujigami.
  • 14 h 30 – 15 h 30 : cérémonie du thé à Taiho-an, ou musée du Dit du Genji.

Byodo-in et le pavillon du Phénix : horaires, prix et visite intérieure

Le Byodo-in était à l'origine une villa de la famille Fujiwara, transformée en temple en 1052 par le régent Fujiwara no Yorimichi. Son pavillon du Phénix (Hoo-do), achevé en 1053, est l'un des rares bâtiments de l'époque de Heian parvenus jusqu'à nous. Il est inscrit au patrimoine mondial avec les monuments historiques de l'ancienne Kyoto.

Le bâtiment se reflète dans un étang, avec deux ailes et une galerie arrière qui lui donnent la silhouette d'un oiseau aux ailes déployées ; deux phénix en bronze se dressent sur le toit. À l'intérieur, la statue d'Amida Nyorai du sculpteur Jocho est entourée de 52 petits bodhisattvas jouant de la musique sur des nuages. L'ensemble devait représenter la Terre pure d'Amida sur terre.

Pratique :

  • Jardin et musée Hoshokan : 700 ¥ par adulte. Jardin ouvert de 8 h 45 à 17 h 30 (dernière entrée 17 h 15), musée de 9 h à 17 h.
  • Intérieur du pavillon du Phénix : 300 ¥ de plus, visite guidée en japonais d'environ 20 minutes, par groupes de 50 personnes maximum toutes les 20 minutes, de 9 h 30 à 16 h 10. Les billets se prennent à un guichet dans le jardin, avec un horaire de passage. En haute saison, les créneaux de la matinée partent vite : passez au guichet en arrivant, puis visitez le reste en attendant votre heure.
  • L'intérieur peut être fermé sans préavis lors de cérémonies.

Le musée Hoshokan, en grande partie souterrain pour ne pas rompre la vue, est remarquable : on y voit de près les phénix originaux du toit (ceux du toit sont des copies), la cloche du temple et une partie des bodhisattvas sur nuages. C'est souvent ce qui impressionne le plus les visiteurs.

Conseils : le meilleur point de vue sur le pavillon est de l'autre côté de l'étang, face à l'entrée ; tôt le matin, la lumière est douce et l'étang reflète mieux la façade. Comptez 1 h 30 à 2 h en tout. Les photos sont autorisées dans le jardin, interdites à l'intérieur du pavillon et du musée.

Prenez une pièce de 10 ¥ dans votre poche : la comparer au bâtiment fait toujours sourire.

Les rues du thé d'Uji : maisons historiques, dégustation et achats de matcha

Entre la gare JR et le Byodo-in, la rue Byodo-in Omotesando et la rue Uji-bashi-dori sont bordées de marchands de thé, dont certains sont installés depuis des siècles. Quelques repères :

  • Tsuen, au pied du pont Uji-bashi, se présente comme l'une des plus anciennes maisons de thé du Japon, tenue par la même famille depuis le XIIe siècle. Le bâtiment actuel date de l'époque d'Edo. On y boit un thé assis, face à la rivière.
  • Nakamura Tokichi, fondée en 1859, a sa maison principale près de la gare JR, dans un ancien entrepôt de thé, et une boutique sur la rive du Byodo-in. Elle est connue pour ses parfaits et gelées au matcha, et pour des files d'attente qui dépassent souvent l'heure le week-end. On y va à l'ouverture ou en semaine.
  • D'autres maisons, plus discrètes, proposent des dégustations comparatives : sencha, gyokuro, hojicha, matcha.

Comprendre ce que l'on goûte :

  • Matcha : feuilles de théiers ombragés, séchées sans être roulées (tencha), puis moulues à la meule de pierre en poudre fine. Le matcha « léger » (usucha) est fouetté ; le matcha « épais » (koicha), réservé aux meilleures qualités, est pétri plus que fouetté.
  • Gyokuro : feuilles ombragées elles aussi, infusées à basse température (environ 50 à 60 °C) en petite quantité. Goût intense, presque bouillon (umami).
  • Sencha : le thé vert courant, cultivé au soleil.
  • Hojicha : thé torréfié, peu de caféine, parfait l'après-midi.

Acheter du matcha : la demande mondiale a explosé depuis 2024, au point que plusieurs maisons d'Uji et de Kyoto limitent les quantités de matcha par client et que certaines qualités sont en rupture. Ne pas s'étonner d'une limite d'une ou deux boîtes. Quelques conseils :

  • Le matcha s'oxyde vite : petites boîtes de 20 à 40 g, à conserver au réfrigérateur une fois ouvertes, et à consommer en quelques semaines.
  • Les mentions « pour cérémonie » ou « koicha » désignent les qualités supérieures ; pour la pâtisserie et le latte, une qualité culinaire suffit et coûte beaucoup moins.
  • Le gyokuro et le hojicha voyagent mieux et font de très bons cadeaux.

Dans la rue, les glaces au matcha, dango au thé et soba au thé vert sont partout. Ce n'est pas la meilleure façon de goûter le thé d'Uji, mais c'est un bon début.

Bol en céramique contenant de la poudre de matcha, avec un fouet en bambou sur un plateau en bois
Bol en céramique contenant de la poudre de matcha, avec un fouet en bambou sur un plateau en bois · © Charles Chen / Pexels · Pexels License

Cérémonie du thé à Uji : Taiho-an et autres expériences

Pour s'asseoir et boire un matcha préparé dans les règles, la solution la plus simple et la plus juste est Taiho-an, la maison de thé gérée par la ville d'Uji, sur la rive du Byodo-in, à côté du centre d'information touristique. Ouverte en 1957, elle accueille chaque jour des maîtres de thé des différentes écoles d'Uji.

  • Thé léger (usucha) ou sencha avec wagashi : 1 000 ¥, servi en une vingtaine de minutes. On est assis sur des tatamis ou sur des bancs selon la salle.
  • Gyokuro et formules combinées sont aussi proposés, ainsi qu'une courte expérience de cérémonie du thé, où l'on apprend à fouetter son propre matcha.
  • Les billets se prennent au centre touristique voisin. Ouvert en journée, fermé une partie de l'hiver (en général de mi-décembre à mi-janvier) : vérifier avant de venir.

Le rituel est expliqué simplement : on mange d'abord le wagashi, puis on prend le bol de la main droite, on le pose dans la paume gauche, on le tourne deux fois pour ne pas boire du côté « face » décoré, on boit en trois ou quatre gorgées, on essuie le bord du bout des doigts, et l'on tourne à nouveau le bol avant de le reposer. Personne n'attend des visiteurs qu'ils maîtrisent tout ; observer et imiter suffit.

Autres expériences :

  • Moudre son matcha à la meule de pierre : plusieurs maisons de thé proposent un atelier où l'on fait tourner une petite meule pendant 15 à 20 minutes pour obtenir quelques grammes de poudre, que l'on fouette ensuite. C'est très parlant pour comprendre pourquoi le matcha coûte cher.
  • Dégustation guidée dans une maison de thé : comparaison de trois ou quatre thés, avec les températures et temps d'infusion. Souvent sur réservation.
  • Cérémonie privée dans un pavillon de thé, avec un maître et une explication en anglais ou en français via un guide, plus longue (environ 1 heure) et plus formelle.

Pour ceux qui ont déjà fait une cérémonie du thé à Kyoto, Uji apporte autre chose : on boit le thé là où il pousse et où il est transformé, et les maisons de thé expliquent volontiers la différence entre les récoltes et les terroirs.

Mains fouettant un matcha au fouet en bambou dans un bol, à côté d'une petite pâtisserie japonaise sur un plateau
Mains fouettant un matcha au fouet en bambou dans un bol, à côté d'une petite pâtisserie japonaise sur un plateau · © Anh Nguyen / Pexels · Pexels License

Champs de thé autour d'Uji : Wazuka et la récolte

On s'attend souvent à voir des champs de thé en sortant de la gare d'Uji. Ce n'est pas le cas : la ville s'est urbanisée, et il ne reste que quelques parcelles, dont certaines couvertes de structures d'ombrage. Le thé appelé « Uji-cha » est aujourd'hui cultivé dans tout le sud de la préfecture de Kyoto, et surtout à Wazuka, à environ 40 minutes en voiture à l'est d'Uji.

Wazuka est un village de collines où les théiers en rangées couvrent les pentes jusqu'aux crêtes. Il produit une grande partie du thé de la préfecture, et ses paysages sont protégés comme patrimoine paysager. Des producteurs y accueillent des visiteurs pour :

  • une promenade dans les plantations, avec explication de la culture et de l'ombrage ;
  • une dégustation chez le producteur, souvent plus instructive que celle des boutiques ;
  • en saison, une cueillette, et parfois la visite de l'atelier de transformation.

Pourquoi l'ombrage ? Pour le matcha et le gyokuro, les théiers sont couverts de filets ou de paille pendant environ trois semaines avant la récolte. Privées de soleil, les feuilles produisent plus de chlorophylle et d'acides aminés (dont la théanine), moins de catéchines amères : d'où le vert profond et le goût doux et riche. C'est une technique historique d'Uji.

Le calendrier :

  • Fin avril à fin mai : première récolte (ichibancha), la plus recherchée ; c'est le meilleur moment pour voir les champs, les structures d'ombrage et l'activité des ateliers.
  • Juin à août : récoltes suivantes, champs très verts.
  • Automne et hiver : les théiers fleurissent (petites fleurs blanches en automne), l'activité est réduite.

Accès : sans voiture, Wazuka se rejoint en train JR jusqu'à Kamo, puis bus local peu fréquent. Pour une demi-journée, mieux vaut un véhicule privé ou un taxi réservé. Combiner Uji le matin et Wazuka l'après-midi est confortable avec un chauffeur.

Si vous n'avez pas le temps d'aller à Wazuka, certaines maisons de thé d'Uji proposent une visite de leurs parcelles proches ou de leur atelier de transformation. Renseignez-vous à l'avance : ce n'est pas proposé tous les jours.

Rangées régulières de théiers taillés en haies arrondies, devant une lisière d'arbres
Rangées régulières de théiers taillés en haies arrondies, devant une lisière d'arbres · © 江门 江 / Pexels · Pexels License

Autres sites d'Uji : Ujigami, rivière, musée du Genji et cormorans

Après le Byodo-in et le thé, Uji se découvre en traversant la rivière :

  • Pont Uji-bashi : l'un des plus anciens ponts du Japon par sa fondation (VIIe siècle), reconstruit de nombreuses fois. On y voit la rivière Uji, large et rapide, sortir des gorges.
  • Île Tachibana et île Tonoshima : deux îles reliées par des passerelles en bois vermillon, avec une pagode de pierre de treize étages. C'est un bon endroit pour une pause au bord de l'eau, et pour photographier les collines.
  • Sanctuaire Ujigami : de l'autre côté de la rivière, à 10 minutes à pied. Son honden (bâtiment principal) est considéré comme le plus ancien bâtiment de sanctuaire shinto existant au Japon, daté de la fin de l'époque de Heian. Il est inscrit au patrimoine mondial. L'entrée est gratuite ; le site est petit, discret et souvent presque vide. Le sanctuaire Uji, juste en contrebas, est associé à un prince de la légende locale et à l'apprentissage.
  • Musée du Dit du Genji : les dix derniers chapitres du *Dit du Genji*, roman de Murasaki Shikibu écrit au début du XIe siècle, se déroulent à Uji. Ce petit musée moderne (environ 600 ¥) présente le roman et la vie de cour de Heian par des maquettes, des costumes et un court film. Intéressant pour les amateurs de littérature japonaise, ou par temps de pluie.
  • Le sentier du Genji, jalonné de stèles, relie les lieux du roman entre les deux rives.

L'été, la pêche aux cormorans (ukai) : de juillet à septembre environ, en soirée, des pêcheurs en costume traditionnel guident des cormorans qui attrapent des poissons à la lumière de feux suspendus aux barques. On l'observe depuis de petits bateaux couverts qui partent près de l'île Tonoshima, avec un forfait d'environ une heure. Les places partent vite le week-end ; c'est à réserver.

Où manger : les restaurants de la rue Byodo-in Omotesando et du bord de rivière servent des soba au thé vert, des plats au tofu et au yuba, des desserts au matcha. Pour un vrai repas, réserver ; à midi le week-end, les files sont longues. Les unagi (anguille) sont aussi une spécialité de la rivière.

Uji en groupe : organisation, cérémonie du thé et logistique

Uji se prête très bien à une demi-journée de groupe sur le thème du thé, à condition de tenir compte de la taille modeste des lieux :

  • Byodo-in : le facteur limitant est l'intérieur du pavillon du Phénix, 50 personnes par créneau de 20 minutes. Pour un groupe de 80 ou 100, on étale la visite intérieure sur deux ou trois créneaux, pendant que les autres découvrent le musée Hoshokan et le jardin. Le temple accepte des tarifs de groupe ; on prend contact à l'avance pour les créneaux.
  • Cérémonie du thé : Taiho-an peut recevoir des groupes, mais la salle est limitée. Pour 30 personnes et plus, on privatise plutôt un salon de thé ou une salle d'une maison de thé, avec plusieurs maîtres de thé qui servent en parallèle, ou l'on organise un atelier de matcha (moudre, fouetter, déguster) en plusieurs tables.
  • Dégustation : plusieurs maisons de thé organisent, sur réservation, des dégustations comparatives pour 15 à 40 personnes, avec un intervenant. Avec un interprète, c'est souvent le moment le plus apprécié.
  • Transport : le train JR depuis Kyoto convient jusqu'à 30 ou 40 personnes, hors heures de pointe. Au-delà, un car privé dépose le groupe près du pont Uji-bashi et rejoint un parking pour autocars ; Wazuka n'est accessible qu'en car ou en minibus, les routes de colline étant étroites.
  • Déjeuner : les restaurants d'Uji sont petits. Pour un groupe, on réserve une salle dans un restaurant de bord de rivière, ou un déjeuner kaiseki autour du thé dans un établissement qui peut privatiser.
  • Calendrier : on évite les week-ends de fin avril à mai (récolte et Golden Week) et de novembre (érables). Un mardi ou un mercredi d'octobre, Uji est calme et lumineux.

En combinant le Byodo-in, une dégustation privée, un atelier de matcha et, si la saison s'y prête, une visite de plantation à Wazuka, on obtient une journée cohérente, loin des foules de Kyoto. SHINOGI DMC construit ce type de programme pour les séminaires et voyages incentive dans le Kansai, souvent en l'associant à Fushimi Inari ou à Nara.

Questions fréquentes

Comment aller à Uji depuis Kyoto ?

Par la ligne JR Nara depuis la gare de Kyoto jusqu'à Uji : environ 17 minutes en rapide, 30 minutes en omnibus. Depuis Gion, la ligne Keihan avec changement à Chushojima met 35 à 40 minutes.

Combien coûte la visite du Byodo-in ?

700 ¥ pour le jardin et le musée Hoshokan, plus 300 ¥ pour l'intérieur du pavillon du Phénix, visité par groupes de 50 toutes les 20 minutes entre 9 h 30 et 16 h 10.

Où faire une cérémonie du thé à Uji ?

À Taiho-an, la maison de thé municipale près du Byodo-in : matcha léger et wagashi pour 1 000 ¥, et courte expérience où l'on fouette son thé. Plusieurs maisons de thé proposent aussi des ateliers et dégustations sur réservation.

Peut-on voir des champs de thé à Uji ?

Peu dans la ville même. Les grandes plantations d'Uji-cha se trouvent surtout à Wazuka, à environ 40 minutes en voiture, où des producteurs accueillent les visiteurs. La meilleure période va de fin avril à fin mai.

Pourquoi le matcha est-il limité à l'achat à Uji ?

La demande mondiale de matcha a fortement augmenté depuis 2024 et la production, qui dépend de théiers ombragés et de meules, ne suit pas. Plusieurs maisons limitent donc le nombre de boîtes par client.

Uji convient-il à une sortie de groupe d'entreprise ?

Oui, pour une demi-journée sur le thème du thé : Byodo-in en plusieurs créneaux, dégustation privée et atelier de matcha. SHINOGI DMC organise ces programmes, souvent combinés avec Fushimi Inari ou Nara.

Rédaction SHINOGI DMC · Mis à jour

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